Comment les livres du Nouveau Testament ont-ils été choisis ?

Le Nouveau Testament est composé de 27 livres écrits par une dizaine d’auteurs. Mais il y avait bien d’autres textes en circulation à l’époque qui auraient pu être eux aussi compilés… alors comment s’est constitué la seconde partie de la Bible ? Qui a jugé certains textes plus inspirés que d’autres et selon quels critères ? Les réponses sont ici !

L’étude des manuscrits du Nouveau Testament permet d’établir qu’il possède un texte incroyablement fiable par rapport aux autres manuscrits de la même époque. Nous possédons actuellement un texte qui possède les caractéristiques d’un rapport fidèle de ce que les témoins ont vu (1 Jean 1.1-3a).

 

Qu’en est-il des textes présents dans le NT ? Pourquoi certains textes ont-ils été reconnus comme étant la Parole de Dieu et d’autres rejetés ?

 

Tout d’abord, l’idée d’un Canon s’est imposée très tôt à l’église, à partir des apôtres. Le mot Canon n’a rien à voir avec la terminologie guerrière. Il signifie la « norme », ce qui doit être cru. Le mot est utilisé pour parler de l’ensemble des Écritures qui ont autorité en matière de vie et de foi du croyant. Les livres qui appartiennent à l’ensemble qu’on appelle la Bible sont les livres que les croyants ont reconnu comme étant la Parole de Dieu.

 

Paul présente les apôtres comme les ambassadeurs du Christ (2 Cor. 5.20). Ils ont l’autorité de représentant du Christ (1 Cor. 4, Eph. 6.20). Paul a une notion très élevée de son autorité apostolique. Souvent, quand nous lisons le NT, nous perdons de vue cette conscience qu’avaient les apôtres de leur ministère. Selon Paul, les chrétiens ont été enseigné sur le fondement des apôtres prophètes (Eph. 2.20 et 3.5). Les écrits des apôtres ont autorité.

 

Par ailleurs, Paul se situe au même niveau que les prophètes de l’Ancien Testament (les porte-paroles de Dieu). Cette conscience qu’a Paul de son ministère se perçoit entre autre en Actes 13.47 (citation de Esaïe 49.6) où Paul répond aux juifs d’Antioche en rattachant son ministère et celui de Barnabas à celui du Serviteur de l’Eternel annoncé par le prophète Esaïe (700 ans av J-C).

 

De plus, les écrits avaient vocation à circuler dans les églises (Col 4.16, et 2 Thess 2). Ces lettres sont écrites pour réfuter des erreurs (2 Cor. 3) et revendiquent une réelle autorité.

 

Ces informations additionnées conduisent à penser que les premiers croyants ont reconnu dans les écrits des apôtres la Parole de Dieu. La publication des listes officielles du Canon ne sont qu’une explicitation de ce qui était déjà reconnu comme implicite dans les églises des premiers siècles 1. Au début du 2e siècle, le recueil des écrits largement reconnus est composé du quadruple évangile et du corpus Paulinien. Seuls quelques textes du NT ont été discutés par les Pères de l’Eglise (Hébreux, Jacques et Apocalypse en particulier). Au 4e siècle, le Nouveau Testament est reconnu dans son ensemble.

 

© Aurélien Lang


  1. La publication des listes se sont faites, dans un premier temps, en réaction aux hérésies
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