Y-a-t-il des preuves de la résurrection de Jésus de Nazareth ?

Il y a un peu moins de 2000 ans, un rabbin juif itinérant nommé Jésus de Nazareth, a trouvé la mort par crucifixion. Selon les Evangiles, Jésus a été condamné à mort parce qu’il a avoué devant les autorités religieuses, qu’il était le Messie, le Christ, le Fils de Dieu, c’est à dire le Roi divin qui rétablirait le règne de Dieu sur terre.

Cet événement historique revêt une importance capitale pour plusieurs milliards de Chrétiens qui affirment que le troisième jour, ce même Jésus de Nazareth est ressuscité d’entre les morts, démontrant ainsi que ses prétentions à la messianité et à la royauté divine étaient vraies, et que par sa mort sur la croix, Dieu a fait la paix avec tous ceux qui reconnaîtront la seigneurie de Jésus dans leur vie.

La résurrection, vérité ou mensonge ? Une question de vie ou de mort

Autrement dit: la foi chrétienne tient debout ou s’écroule avec la véracité de l’événement historique qu’est la résurrection du Christ. Ce raisonnement est tenu dès le début de la proclamation chrétienne par les apôtres, comme ici avec l’apôtre Paul :

Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine (…) et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est une illusion, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ sont perdus. Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.

Mais, en réalité, le Christ est revenu d’entre les morts, en donnant ainsi la garantie que ceux qui sont morts ressusciteront également. 

(1 Corinthiens 15.v 14, 16-20)

Ce que dit l’apôtre Paul ici, c’est que le foi chrétienne ne vaut pas la peine d’être crue, vécue et suivie si elle se trompe en affirmant faussement que Jésus est ressuscité d’entre les morts.

J’en profite pour dire que l’apôtre Paul présente ici un argument très franc aux conclusions tranchées. Cela est bien loin des paroles creuses et des attitudes faussement tolérantes qu’on rencontre quotidiennement de ceux qui disent “ce qu’il y a de beau ce sont les valeurs que ça transmet” et “l’important c’est que ça te convienne et que ça t’apporte le bonheur” ou encore le classique mais indémodable “l’important, c’est que ça soit vrai pour toi !”.

Non. Il n y a que ce dilemme :

A) Ou le Christianisme est faux, en quel cas il faut souhaiter sa disparition parce qu’il est une perte de temps et d’énergie, une source d’espérance trompeuse pour des milliards d’individus tout au long de l’Histoire humaine.

B) Ou il est vrai, en quel cas c’est la chose la plus importante au monde et doit tenir la première place dans ma vie.

Contrairement aux autres religions du monde, le Christianisme propose à tous d’examiner et de tester sa véracité à travers l’examen d’une seule affirmation historique simple. En effet, si la résurrection a bien eu lieu, cela répond en même temps à deux questions: à la fois «Dieu existe-t-il ?» et «De quel Dieu s’agit-il ?».

Une fois cela dit et montré l’importance fondamentale du sujet, on peut donc se poser la question : est-ce vrai ? Jésus est-il vraiment ressuscité ? Quelles raisons y-a-t-il de croire une affirmation aussi extra-ordinaire ? Peut-on parler de la résurrection de Jésus comme d’un fait historique véridique, comme le postule l’espérance chrétienne ?

La résurrection : de quoi on parle ?

Avant d’aller plus loin, il faut préciser ce que veut dire “Jésus est ressuscité d’entre les morts”.
Tout d’abord cela signifie que Jésus est vraiment mort de façon clinique et définitive – d’une vraie mort quoi.
Ensuite cela veut dire qu’il est revenu à la vie, mais – et c’est ici il faut faire attention – pas comme “simplement” un mort qui revient à la vie normale, pour mourir à nouveau de vieillesse plus tard, comme cela a été le cas de son ami Lazare par exemple (cf. Jean 11).

Non, le mot résurrection doit être compris dans le contexte de l’attente juive au sujet de la fin du monde, celle de la résurrection générale des morts, avec des corps nouveaux, glorieux et immortels; des corps adaptés pour vivre éternellement dans un monde où régnera Dieu et où le Mal et la Mort ne seront plus. Il ne peut donc pas s’agir juste d’un corps spirituel, mais de son vrai corps physique, Jésus étant capable de manger avec ses disciples et même d’être touché physiquement par eux. Les disciples ne disaient pas avoir expérimenté la visite d’un fantôme, ou enseigné que “pour eux”, Jésus continuait à vivre dans leur cœur. Ce que les disciples croyaient et enseignaient partout, c’était qu’ils avaient vu Jésus revenu à la vie, dans son propre corps physique, mais que le corps de ce dernier était dès à présent devenu glorieux, immortel, adapté dès maintenant à la vie éternelle dans le royaume de Dieu, alors même que la résurrection finale n’avait pas encore eu lieu.

Une telle affirmation parait extraordinaire et c’est tout à fait normal : les morts ne ressuscitent pas habituellement.

Et c’est précisément la raison pour laquelle la résurrection de Jésus de Nazareth n’est en aucun cas une histoire bizarre de plus à caser dans la rubrique des faits divers paranormaux, mais si elle est avérée, doit être considérée comme l’Evénement clé par lequel Dieu s’est de façon décisive, révélé à l’humanité, exposant aux hommes le sens de leur l’Histoire.

Existe-t-il des faits historiques solides en faveur de la résurrection corporelle de Jésus, des faits qui ne demandent pas de foi préalable dans les textes sacrés, et qui tiennent bon sous la critique historique ? La vaste majorité des spécialistes et universitaires, issus de toutes croyances religieuses confondues s’accordent sur la validité des faits suivants :

  • Que Jésus de Nazareth est mort crucifié.
  • Que le corps de Jésus a été mis un vendredi soir, par un dénommé Joseph d’Arimathée, membre du sanhédrin dans son tombeau privé.
  • Que le tombeau a été trouvé vide par un groupe de femmes le dimanche matin après sa crucifixion
  • Que plusieurs individus et divers groupes de gens considèrent avoir expérimentés des apparitions de Jésus, vivant après sa mort
    – et parmi eux, Jacques le sceptique frère de Jésus, et Paul de Tarse qui était un persécuteur
  • Que le premier groupe de disciple en est venu de façon soudaine et sincère à croire que Dieu avait ressuscité Jésus d’entre les morts

Ceux qui cherchent à réfuter la résurrection de Jésus doivent trouver des explications alternatives à ces faits-là, par exemple émettre l’hypothèse que Jésus n’est pas vraiment mort, ou que les apôtres ont été victimes d’hallucinations, ou que les femmes se sont simplement trompées de tombeau. Mais toutes ces hypothèses ne tiennent pas et sont défaites par les faits suivants :

Preuve #1 Le tombeau est vide, le corps de Jésus a disparu : ce sont ses ennemis qui le disent

Si même vos adversaires sont d’accord avec vous sur un fait, alors la véracité de ce fait est renforcée. Lorsque le dimanche matin, la pierre qui gardait l’entrée fut roulée, les autorités firent courir le bruit parmi la population que c’était parce que les disciples de Jésus avaient volé le corps (cf: Matthieu 28:13,15 “vous direz : ses disciples sont venus de nuit le dérober, pendant que nous dormions (…) les soldats prirent l’argent, et suivirent les instructions qui leur furent données. Et ce bruit s’est répandu parmi les Juifs, jusqu’à ce jour“). Si ils avaient eu le corps de Jésus à leur disposition, ils n’auraient pas manqué de le faire savoir. Le corps avait donc bien disparu.

Cette accusation contre les disciples de Jésus se retrouve sur une inscription antique retrouvée à Nazareth, petite ville d’où était la famille de Jésus. C’est la dite “inscription de Nazareth” qui vise spécifiquement à interdire tout vol ou déplacement de cadavre d’une tombe. Ce n’est absolument pas un hasard, c’est une façon de dire “on vous connait les nazaréens, vous avez volé un corps d’une tombe pour affirmer ensuite qu’il était ressuscité”, une façon de ridiculiser la communauté chrétienne d’origine juive de cette petite ville.

Preuve #2 Les trop nombreux détails embarrassants

Les spécialistes reconnaissent que les récits de la crucifixion, de la fuite des disciples et de l’enterrement de Jésus ne peuvent pas avoir été inventé, car ils comportent beaucoup d’éléments embarrassants pour les principaux responsables de la première Eglise.

C’est par exemple le cas du reniement de l’apôtre Pierre, mais aussi du fait que c’est un certain Joseph d’Arimathée, une figure publique connue qui a dû se charger de l’ensevelissement de Jésus dans son propre tombeau. Joseph était un membre du sanhédrin (le groupe qui a condamné Jésus à mort), prétendre son implication dans la mise au tombeau de Jésus de Nazareth n’aurait pas pu se faire sans grand démentis de ses proches, si cela n’avait pas été vrai. Par ailleurs, affirmer que c’est lui qui a récupéré le corps est un détail embarrassant car il signifie que la famille de Jésus était trop pauvre pour avoir un tombeau et que les disciples et la famille étaient trop lâches et effrayés pour récupérer son corps. Par ailleurs, les évangélistes décrivent comment immédiatement après la mort de Jésus, le groupe des disciples s’est disloqué et combien ils craignaient d’être poursuivis par les autorités. Pas le genre de tableau idéal qu’ils auraient brossé d’eux-mêmes si ils avaient inventé ce récit.

Preuve #3 Les premiers témoins sont… des femmes ! Et les disciples alors ? Au début ils n’y croient pas !

Tous les Évangiles rapportent que ce furent les femmes qui rapportèrent en premier la découverte de la tombe vide aux apôtres et qui furent les premières à rencontrer le Christ ressuscité. C’est un détail d’une extrême importance, car c’est confier à des femmes le rôle de premiers témoins. Or ce qu’il faut savoir c’est que dans le bassin méditerranéen de l’époque, le témoignage d’une femme n’était même pas recevable dans une affaire judiciaire, car les femmes étaient méprisées et réputées menteuses et inconstantes. Dans le judaïsme de l’époque, c’était à peine mieux, car le témoignage d’un seul homme l’emportait sur celui de deux femmes. C’est typiquement le genre d’élément narratif qu’un récit inventé aurait préféré éviter, car dans la société de l’époque rapporter un tel détail c’était exposer un tel récit à la dérision et à la moquerie.

Mais les Evangiles vont encore plus loin, puisque par contraste, ils rapportent l’incrédulité initiale des disciples de Jésus, (cf: Luc 24.11 “Ils tinrent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes“), il est absolument impossible que les premiers responsables de l’Eglise aient inventé un récit dans lequel ils se seraient présentés comme les incrédules de l’histoire. Par contre tous ces détails prennent parfaitement sens si ils ne font que de témoigner des événements, tels qu’ils se sont vraiment déroulés.

Preuve #4 Une multitude de témoins bien vivants à l’époque des faits

Dans les jours qui suivent, nombreux sont ceux qui témoignent avoir rencontré, souvent à plusieurs reprises, le Christ Jésus. Parmi eux, un groupe de femmes dont Marie-Madeleine (Matthieu 28:1-10, Jean 20.10-18), les onze disciples (Jean 21), deux autres proches des disciples sur la route d’Emmaüs (Luc 24.13-35), ainsi il est dit “il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu” (cf. Actes 1). Ce qui est sur c’est qu’à ses débuts, l’Eglise chrétienne de Jérusalem débordait de gens ayant rencontré le Christ ressuscité, comme le rapporte Paul “ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts” (1 Corinthiens 15.6).

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’à une telle échelle, il ne peut en aucun cas s’agir “d’hallucination collective”. Non seulement le phénomène n’est pas scientifiquement attesté – puisque par définition une hallucination se produit au niveau neurologique dans la tête de chaque personne – mais qu’en plus il est rationnellement impossible qu’un groupe d’individus puisse indépendamment halluciner exactement un même contenu, à plusieurs reprises, et avec plusieurs sens à la fois : au niveau auditif, visuel et sensoriel. C’est strictement inexplicable au niveau psychologique.

Preuve #5  Mais d’où vient ce nouveau courage et cette transformation ?

C’est l’un des points qui semble le plus difficile à résoudre pour les historiens et qui pousse beaucoup d’entre eux à accepter l’idée “qu’il a bien dû se passer quelque chose”. Pinchas Lapide, un historien de confession juive écrit: «Si les disciples étaient complètement déboussolés et au bord d’une fuite du désespoir à cause du fait bien réel de la crucifixion, il a fallu un autre fait bien réel pour métamorphoser cette bande de Juifs découragés et abattus en la société missionnaire la plus sûre d’elle de l’histoire de l’humanité.» (Pinchas Lapide, The Resurrection of Jesus: A Jewish Perspective, trans. Wilhem C. Linss, Londres, SPCK, 1938, p.125).

Cela écarte du même coup l’hypothèse d’un Jésus qui aurait survécu à ses blessures et ne serait pas mort à la croix. Non seulement c’est techniquement impossible selon les descriptions très précises données dans les Evangiles concernant l’eau et le sang qui jaillirent du corps de Jésus lorsqu’il fut transpercé par un coup de lance sur la croix (Jean 19.35), correspondant aux symptômes cliniques d’une mort de torture par suffocation, mais en plus “que penser de ce Messie demi-mort qui sort péniblement du tombeau, qui traîne un corps malade, qui a besoin des secours de la médecine, de bandages, de fortifiants, de ménagements, et qui finit par succomber ? Est-celui que ses disciples auraient pris pour le vainqueur de la mort et de la tombe, pour le prince de la vie ? Sont-ce de telles images qui eussent pu les animer à leur oeuvre future ?”. Certainement pas.

Preuve #6 Jésus apparaît à des opposants et à des proches sceptiques… qui se mettent à croire en lui

Parmi ces récits de témoignages, les plus poignants sont ceux qui concernent des personnes qui n’étaient pas attaché au ministère de Jésus et ne croyaient pas en lui. C’était au moins le cas de deux figures majeures des débuts du Christianisme : Jacques, frère de Jésus, et Paul de Tarse, un pharisien persécuteur des premiers chrétiens. Les Evangiles rapportent à plusieurs reprises à propos de Jésus que “ses frères non plus ne croyaient pas en lui” (Jean 7.5), et Jacques n’est même pas présent au côté de sa mère au moment de la crucifixion, autant de détails gênants donc d’autant plus crédibles. Mais quelque temps plus tard, il est rapporté que Jésus est apparu à son frère Jacques (1 Corinthiens 15.7) et que Jacques s’est mis à croire dans le Christ ressuscité, au point de devenir l’un des principaux responsables de l’Eglise (Actes 15).

Après une première campagne de persécution contre les Chrétiens en Judée, Paul de Tarse se rend à Damas, afin d’y faire arrêter les membres de cette nouvelle secte d’origine juive qui affirme que Jésus de Nazareth est ressuscité des morts et qu’il est le Messie. Sur le chemin, Jésus lui apparaît et il devient l’un des plus grands évangélistes parmi les païens que le monde ait connu.

Preuve #7 De très nombreux témoins meurent en martyr en proclamant ce qu’ils ont vu

Ce qui est sûr c’est que ce que les témoins ont vu a transformé leur vie, suffisamment pour qu’ils trouvent la force de mourir presque tous en martyr pour témoigner de l’Evangile, c’est à dire la Bonne Nouvelle de la mort et résurrection du Christ Jésus.

Il arrive à des humains de mourir volontairement martyr pour des mensonges, mais très rarement pour des mensonges qu’ils savent faux. Par ailleurs, si l’effet de groupe peut permettre un certain degré d’auto-persuasion, remarquons que les disciples de Jésus sont morts chacun de leur côté, la plupart dans la solitude de leur mission. Le témoignage de la mort en martyr de cette première génération est rapportée dès les débuts de l’Eglise, dans les Actes des apôtres, rédigé dans les vingt ans après la mort du Christ (martyr d’Etienne en Actes 7.54-60, de Jaques fils de Zébédée en Actes 12.2), mais aussi conservée par les générations suivantes de Chrétiens.

Qui plus est les nombreux rapports de mort en martyrs ne sont pas seulement corrélés par les tout premiers écrivains chrétiens, mais aussi par des historiens païens de l’époque (Tacite, Suétone) et même par Flavius Josèphe un historien juif de l’antiquité, qui rapporte la mort de Jacques, frère de Jésus. Quant à Paul et Pierre, ils trouvent la mort à Rome sous Néron.

Preuve #8 Aucune motivation plausible pour inventer une telle histoire

Une chose est certaine, les disciples de Jésus ont souffert à cause de leur foi et il ne faisait pas bon d’être chrétien à l’époque. Persécutés par les coreligionnaires juifs, menacés par les autorités romaines, ils passèrent le plus gros de leur temps à endurer les épreuves des persécutions et des voyages missionnaires pénibles.

Or lorsqu’on remarque la vie des gourous et des faux-prophètes, leur choix de vie révèlent inévitablement l’un des trois types de motivations habituelles qu’ils parviennent à satisfaire au moyen de leur nouvelle secte : la soif de pouvoir, le désir sexuel, de désir de s’enrichir. Or rien n’en est plus éloigné chez les apôtres : ils enseignèrent la plus stricte fidélité conjugale et vécurent pour certains dans le célibat (par exemple Paul) tandis que d’autres emmenaient leur unique épouse – et sans doute leurs enfants – dans leur voyage missionnaire (Jacques, Jude et Pierre ainsi que d’autres apôtres, cf 1 Corinthiens 9.5).

Au sujet du désir d’argent, rien de tel non plus : Paul se plait à travailler de ses mains comme fabriquant de tentes pour ne pas peser financièrement sur les communautés, tandis dans toutes les lettres aux premières Eglises, la soif de posséder et l’avarice sont constamment condamnées et montrés du doigt et employées comme critères pour discerner les faux enseignants et les faux convertis (cf 2Timothée 3.2).

Reste le pouvoir, mais à quoi bon se disperser dans la nature et fonder des communautés qu’ils doivent quitter peu de temps après, sans en profiter ? Contrairement à beaucoup de faux-prophètes et de gourous, les apôtres ne cherchaient pas le pouvoir, ils n’ont pas fondé de royaume ou d’enclave. Ils ont vécu leur vie dans l’humilité et la collégialité. Là encore, l’attitude des apôtres est irréprochable comme le rapporte le Nouveau Testament et le témoignage de la génération suivante de chrétiens.

Quelle motivation aurait pu leur faire inventer cette histoire ? Argent ? Sexe ? Pouvoir ? Rien de tel ici. En fait, la seule raison qu’ils avaient et qu’ils mettaient constamment en avant tout au long de leurs écrits, c’est que Jésus est bien ressuscité d’entre les morts et qu’ils l’avaient vu et en étaient témoins. Et par amour et obéissance, ils n’ont pas hésité à renoncer à ces choses et enseigné à leurs disciples à faire de même.

Preuve #9 Une invention inutile…. ou une vérité théologique surprenante !

Le Christianisme aurait pu être entièrement différent : en effet les Juifs attendaient la résurrection finale à la fin des temps, et les premiers chrétiens auraient tout à fait pu constituer une secte crédible en se contentant de dire que Jésus était le Messie, mort pour les péchés de l’humanité, mais que son corps reposerait tranquillement en terre jusqu’au jour où Dieu ferait intervenir la résurrection finale de l’humanité, et qu’il régnerait alors à ce moment là.

En effet, même si non seulement pour les Juifs de l’époque un Messie crucifié paraissait une idée nouvelle, l’idée même d’une résurrection définitive d’un seul individu avant le jour final de la résurrection générale des morts n’était même pas dans le spectre des possibilités envisageables. Même si les deux idées – de la mort du Messie à venir et de sa résurrection – sont des idées bien présentes dans le texte de l’Ancien Testament (cf. Esaïe 53), aucun interprète ou courant du judaïsme de l’époque n’avait même osé imaginer une telle chose.

Preuve #10 Un événement décisif qui est à l’origine de tout… et qui donne sens à tout !

Si au fur et à mesure des débuts de l’Eglise, certains concepts théologiques s’approfondissent et se développent, ce n’est pas du tout le cas en ce qui concerne la doctrine de la résurrection physique du Christ. Dès le tout début, cela transparaît dans les toutes premières pratiques de l’Eglise, comme par exemple dans le partage du pain et du vin, qui rappelait la mort expiatoire du Messie et le retour du Christ dans sa gloire. Ou encore dans le baptême : sensé renvoyer à la mort de Jésus et à sa résurrection.

Qui plus est les documents chrétiens les plus anciens mentionnent constamment et la mort et la résurrection de Jésus. La résurrection de Jésus fut un événement tellement important que les premiers chrétiens firent du dimanche matin – moment de la semaine où Jésus était ressuscité – le moment de se rassembler, remplaçant le samedi. Ces juifs pieux n’auraient jamais effectué une telle modification dans leurs pratiques si il ne s’était pas passé quelque chose d’incroyable, venu transformer radicalement leur façon de voir et de comprendre Dieu, les Écritures juives et le monde.

Conclusion

Jésus de Nazareth est-il ressuscité des morts ? Aussi incroyable que cela puisse paraître c’est pourtant la seule explication sensée qui tienne debout. Ce qui s’est produit il y a un peu moins de 2000 ans est venu jeter une lumière éblouissante sur les réalités spirituelles de l’univers et de l’humanité. Dans tous les cas, vous allez devoir parier votre vie éternelle, vous pouvez donc :

  • Soit espérer que la résurrection de Jésus de Nazareth s’avérera être un gros canular qui a mal tourné (je vous souhaite d’avance bonne chance et vous conseille de trouver une hypothèse de travail crédible).
  • Soit croire que Jésus est bien ressuscité des morts, qu’il est donc le Seigneur et Sauveur du monde, mort à la croix pour vos péchés pour vous réconcilier avec Dieu, et donc Lui remettre votre vie.

Dans tous les cas, c’est à vous de trancher, et je vous invite à le faire le plus honnêtement possible. Si ces pièces à convictions ne vous invitent pas à méditer sérieusement la question, alors probablement rien ne le fera… mais sachez ceci :

Ce Jésus de Nazareth, que l’humanité a crucifié, Dieu l’a ressuscité des morts ! Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. (Actes 4.16)

Charles B. le 21 avril 2019

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