La Bible cautionne-t-elle l’esclavagisme ?

C’est un argument athée qu’on rencontre de plus en plus souvent sur internet : « la Bible approuve et cautionne l’esclavagisme, il s’ensuit donc qu’elle est fausse et que donc le Dieu du Christianisme n’existe pas  ».

Cet argument est surprenant car il est incompatible avec l’athéisme. Car si – comme le disent les athées – la moralité n’est qu’un sous-produit dû au hasard de l’évolution, alors cela implique que la morale s’est construite par rapport aux situations et que donc elle est relative et qu’il n y a aucune raison objective de condamner l’esclavagisme comme un mal absolu. Après tout, tel individu jugera que l’esclavagisme est un bien, tel autre dira que pour lui c’est un mal. Qui peut trancher entre les deux et dire avec certitude ce qui est bien et mal ? À cette question, celui qui ne croit pas en Dieu n’a rien à répondre.

Mais si contrairement à l’athéisme, on admet qu’il y a un Bien et un Mal en soi, il est alors vrai que Dieu étant Bon, et l’esclavagisme étant un Mal, il est dès lors logique que si – comme ils l’affirment – la Bible justifie et approuve l’esclavagisme, elle ne peut être la révélation que Dieu a adressée à l’humanité comme elle le prétend.

Mais de quoi parle-t-on ?

L’esclavagisme est un système social et économique terrible dans lequel un être humain peut être légalement traité de la même manière qu’un meuble ou un bétail. On reconnait immanquablement une société esclavagiste en ce que selon la loi, le maître a tout les droits sur la vie de son esclave.

Vivre pendant l’antiquité n’avait rien d’une partie de plaisir : la survie était sans cesse menacée par les famines, les épidémies et les pillages. Dans ce contexte de fragilité économique et sociale, se vendre comme esclave à plus riche que soi pouvait se présenter comme la seule solution de survie possible. Il s’agissait alors d’une forme d’esclavage « volontaire » où on échangeait sa dignité et sa liberté contre sa survie. Mais beaucoup de sociétés pratiquaient aussi de l’esclavagisme forcé. Des groupes de pillards faisaient fortune en capturant des individus et en les revendant dans un autre pays. En plus de cela, les prisons n’existant pas, les condamnés et les prisonniers de guerre pouvaient aussi être réduits en esclavage. Ce genre de société était la norme pendant l’antiquité.

Les prophètes de la Bible furent donc en interaction avec les sociétés esclavagistes de l’Egypte, de l’Arabie et de la Mésopotamie. Dès lors on est en droit de se demander quelle est la position de la Bible concernant l’esclavagisme. Si on cherche le mot esclave dans la Bible, il apparaît de très nombreuses fois, mais attention : le mot hébreu qu’ont traduit par esclave est eved. C’est un mot qui veut littéralement dire “travailleur” et qui selon le contexte sert autant à désigner le serviteur libre qui est là de son plein gré que l’esclave hébreu forcé au travail en Egypte.

Pour savoir si la Bible promeut un système de société esclavagiste, il n y a qu’à prendre la Loi donnée par Dieu à l’époque de Moïse et la comparer avec ce que stipulaient les codes de lois de l’Antiquité. Prenons par exemple le code d’Hammourabi qui a l’avantage d’être bien détaillé et proche du contexte biblique.

 

 

Meurtre ou maltraitance envers un esclave

Dans le code Hammourabi :

  • § 116. Si dans la maison d’un créancier, celui qui meurt par suite de coups ou de misère était esclave d’un homme libre, le créancier payera l’équivalent d’un tiers de « mine » d’argent  à son maître (environ 100g d’argent car la« mine » était une unité de mesure valant à peu près 300 grammes).
  • § 199. Si un homme a crevé l’œil d’un esclave appartenant à un homme libre ou brisé un membre d’un esclave appartenant à un homme libre, il remboursera à ce dernier la moitié du prix de son esclave.
  • § 213-214. S’il a frappé une esclave d’un homme libre et que cela l’ait fait avorter ou rendue stérile, il payera deux sicles d’argent (25g d’argent). Si cette esclave meurt, il lui payera un tiers de mine d’argent (100g).

Comme dans toutes les sociétés esclavagistes, une compensation financière pour le propriétaire est tout ce que prévois la loi. Notons que cette compensation financière est même inférieure à celle prévue pour un arbre :

§ 59 : « Tout homme qui coupe un arbre dans un jardin, sans que le propriétaire le sache, doit payer une demi mine d’argent (150g). »

Mais une question demeure : que se passe-t-il si ce n’est pas un tiers mais le propriétaire même de l’esclave qui le blesse ou le tue ? Alors qu’elle prend bien soin d’expliquer en détail les cas de maltraitance et de mort causée par un tiers sur un esclave,  la Loi d’Hammourabi ne prévoit rien dans le cas où le meurtre ou la maltraitance est occasionnée par le maître. Tout simplement parce qu’à cette époque, comme partout ailleurs dans les sociétés esclavagistes, un esclave n’est plus tout à fait un homme. Blesser ou tuer son propre esclave n’est considéré ni comme un crime ni comme un délit.

Dans l’Ancien Testament

A contrario, la Loi de l’Ancien Testament punit des sanctions les plus sévères tout propriétaire qui maltraiterait ou tuerait son propre serviteur  (eved).

Exode 21.20 : « Et si quelqu’un frappe du bâton son esclave ou sa servante, et que ce dernier meure sous sa main, sa mort sera vengée ».

Quelle est cette peine ? La même que pour n’importe quel meurtre intentionnel : la peine de mort.

Genèse 9.6 : « Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé; car Dieu a fait l’homme à son image ».

Que se passe-t-il maintenant dans un cas de maltraitance ?

Exode 21:26-27:  Si un homme frappe l’œil de son esclave, homme ou femme, et qu’il lui blesse l’œil, il le laissera librement partir, pour prix de son œil. Et s’il fait tomber une dent à son esclave, homme ou femme, il le laissera librement partir, pour prix de sa dent.

Quand la Bible donne deux exemples : l’œil ou la dent, comme dans toutes les lois antiques, il ne faut pas y lire des cas restrictifs, mais un spectre de cas allant du plus grave au moins grave : perdre son œil était un drame socio-économique. A l’inverse, perdre une dent – surtout à cette époque ou cela arrivait naturellement avec l’âge – ne représentait pas un handicap.
Ainsi ce que la Loi disait, c’était que toute maltraitance entrainant un handicap ou n’importe quelle blessure irréversible, ne fut-ce que la perte d’une dent, devait entraîner automatiquement l’annulation de la dette s’il y en avait une et la libération du serviteur.

Autorisation des viols et des rapports sexuels hors-mariage avec ses esclaves

Dans le code Hammourabi 

Comme dans toutes les sociétés esclavagistes, un maître peut avoir des relations sexuelles avec ses esclaves, y compris de façon non-consentie, sans avoir à les épouser. La femme esclave n’obtient de droits – par exemple l’interdiction d’être revendue – qui si des enfants naissent de ces rapports. La loi d’Hammourabi prévoit alors que le maître peut choisir de reconnaître ou non les enfants.

§ 171. Si le père de son vivant n’a pas dit aux enfants que l’esclave lui a enfantés : « vous êtes mes enfants », quand le père mourra, les enfants de l’esclave ne partageront pas la fortune mobilière de la maison paternelle avec les enfants de l’épouse…

Dans l’Ancien Testament

Dans les Lois données à Moïse, il n y a rien de comparable, car tout au long de la Bible, Dieu fait comprendre très clairement que le mariage est le seul cadre autorisé pour la sexualité. Un maître qui coucherait avec sa servante, enfreindrait le sixième commandement : « tu ne commettras pas d’adultère ». Ainsi dans le cas où un propriétaire souhaite avoir des relations sexuelles avec sa servante : il doit, comme n’importe quelle autre femme, l’épouser. Cela est vrai même en temps de guerre vis-à-vis des femmes d’un pays ennemi[1].

Dans le cas où il s’agirait d’un viol, là aussi la Loi prévoit la peine de mort, quelque soit le statut et la condition de la victime ou du coupable.

Deutéronome 22.25-26 : « Mais si c’est dans les champs que cet homme rencontre la jeune femme fiancée, lui fait violence et couche avec elle, l’homme qui aura couché avec elle sera seul puni de mort. Tu ne feras rien à la jeune fille; elle n’est pas coupable d’un crime digne de mort, car il en est de ce cas comme de celui où un homme se jette sur son prochain et lui ôte la vie. »

Lévitique 19:15 : « Tu ne commettras point d’iniquité dans tes jugements: tu n’auras point égard à la personne du pauvre, et tu ne favoriseras point la personne du grand, mais tu jugeras ton prochain selon la justice. »

Sanctions prévues contre tous ceux aident des esclaves en fuite, et récompenses prévues pour ceux qui aident à capturer des esclaves en fuite

Dans le code Hammourabi :

L’esclave étant contraint par la force à rester, il cherchera nécessairement à s’enfuir. C’est pourquoi tout système esclavagiste ne saurait exister sans la complicité du reste de la société qui est obligée et incitée par la loi à capturer les esclaves qui voudraient s’échapper.

§ 15. Si un homme a fait sortir des portes un esclave ou une esclave du domaine royal, un esclave ou une esclave d’un propriétaire, il est passible de mort.

§ 16. Si un homme a abrité chez lui un esclave ou une esclave en fuite du domaine royal ou de chez un propriétaire, et si […] il ne le fait pas sortir, le maître de maison est passible de mort.

Au contraire, celui qui trouve un esclave en fuite est encouragé à le ramener chez son propriétaire, qui selon la loi doit lui verser une récompense.

§ 17. Si un homme s’est emparé dans les champs d’un esclave ou d’une esclave en fuite, et l’a ramené à son maître, celui-ci lui donnera deux sicles d’argent.

Dans les sociétés esclavagistes, l’esclave n’est tout simplement pas considéré comme « un vrai être humain », c’est-à-dire à égalité avec son maître. Toutes les sociétés esclavagistes de l’histoire, y compris jusqu’à aujourd’hui, ne châtient pas par une lourde peine le maître qui tue son propre esclave, et autorisent les maîtres à user sexuellement de leur esclave indépendamment des liens du mariage. La clé de voûte des sociétés esclavagistes tient en ce que les esclaves ne se révoltent pas et ne s’enfuient pas. Pour accomplir cela, ces sociétés prévoient des sanctions particulièrement sévères contre tous ceux qui apporteraient de l’aide à des esclaves en fuite, et à l’inverse prévoient des récompenses pour tous ceux qui aideraient à leur capture.

Dans l’Ancien Testament

Maintenant, regardons ce qu’ordonne au peuple la Loi de Moïse vis-à-vis des esclaves ou serviteurs en fuite :

Deutéronome 23:15-16 : « Tu ne livreras pas à son maître un esclave qui se réfugiera chez toi  après l’avoir quitté. Il habitera chez toi, au milieu de toi, dans le lieu qu’il choisira, dans l’une de tes villes, où bon lui semblera: tu ne l’opprimeras pas ».

Vous avez bien lu. Prenant le contrepied des lois esclavagistes des pays voisins, la Bible va jusqu’à interdire quiconque de ramener un esclave en fuite à son maître et va jusqu’à ordonner qu’on lui apporte aide et refuge. Par la suite, le reste de la société doit considérer un tel homme, non comme un esclave mais comme un homme libre. Il faut regarder cette loi pour ce qu’elle est : c’est une façon dans les faits d’autoriser  tout serviteur ou esclave qui serait maltraité ou qui aurait été réduit en servitude par la force, à retrouver par lui-même sa liberté et à refaire sa vie ailleurs.

Autres lois propres à la Bible

Certains sujets sont propre à la Loi de Moïse et sont inconnues des législations antiques.
Ainsi en est-il de ce commandement qui s’attaque directement à la source de l’esclavagisme, et qui la condamne par la peine la plus sévère :

Exode 21.16 : « Et si quelqu’un kidnappe un homme et qu’il le vende, ou qu’il soit retrouvé en sa possession, il sera certainement mis à mort ».

C’est aussi le cas d’autres sujets qu’il serait trop long de détailler, comme l’établissement d’un jour de repos intégral et obligatoire pour tous[2]. La limitation par la loi de la durée maximum d’un contrat de servitude entre Hébreux[3]. Le commandement donné à tous de faire preuve de générosité y compris envers les étrangers, pour éviter que quiconque ne devienne pauvre au point d’être forcé de se vendre comme serviteur[4].

Tout le reste de la Bible confirme le souci et l’attention particulière qu’a Dieu vis-à-vis des plus faibles et de ceux qui se retrouvent dans une condition de servitude. Dans les livres prophétiques de l’Ancien Testament, Dieu exprime de nombreuses fois qu’il jugera tous ceux qui maltraitent leurs serviteurs[5] ou qui ne les renverrons pas libre à la fin du temps prévu[6], et que plus que la multiplications des pratiques cultuelles ou religieuses de surface, il désire voir le cœur des humains profondément changer au point où tous les esclaves soient libérés :

Isaïe 58.6 : « Voici le jeûne auquel je prends plaisir : Détache les chaînes de la méchanceté, dénoue les liens de la servitude, renvoie libres les opprimés, et que l’on détruise toute espèce de joug ».

Dans le Nouveau Testament, il est rappelé à tous les croyants ayant des serviteurs que devant Dieu, tous les humains sont égaux en valeur et en dignité ;

Colossiens 4.1 : « Maîtres, accordez à vos serviteurs ce qui est juste et équitable, sachant que vous aussi vous avez un maître dans le ciel ».

Éphésiens 6.9 : « Et vous, maîtres, agissez de même à leur égard, et abstenez-vous de menaces, sachant que leur maître et le vôtre est dans les cieux, et que devant lui il n’y a pas de favoritisme. »

Le Nouveau Testament enseigne aussi que le sort des esclavagistes – ceux qui participent au trafic d’êtres humains – et qui ne se repentiraient pas avant leur mort, est la condamnation éternelle :

1 Timothée 1.10 : « …La Loi de Dieu est destinée aux gens qui ont une vie immorale […] elle est pour les trafiquants d’esclaves… »

Conclusion

En condamnant à mort les trafiquants d’esclaves, en attribuant autant de valeur à la vie des maîtres qu’à la vie de leurs serviteurs, en autorisant ces derniers à s’échapper, la Loi biblique s’oppose frontalement à l’esclavagisme et à tout ce qu’il y a d’inhumain dans les rapports de domination entre les hommes. En cela, le code de Loi donné par Dieu au peuple hébreu proclame l’égalité et la dignité de toute vie humaine. C’est d’autant plus fascinant qu’à la même époque cette conception était totalement étrangère aux législations des grandes civilisations voisines.
Toute la Bible révèle ainsi à quel point Dieu désapprouve et condamne l’esclavagisme.

On pourrait toutefois objecter : certes mais si c’est son désir, pourquoi dans la Bible, Dieu n’a-t-il pas interdit simplement toute forme de servitude entre les hommes ? La réponse est simple. Premièrement, parce que Dieu n’est pas un utopiste : il sait qu’on n’améliore pas durablement une société sans d’abord changer les cœurs. Et deuxièmement, précisément parce que l’esclavage entre les hommes n’est qu’un symptôme d’un esclavage bien plus terrible encore, qui est le véritable sujet de la Bible.

La Bible emploie l’image de l’esclavage entre humains pour parler l’état spirituel commun de l’humanité. Le message de la Bible est qu’il y a longtemps, l’humanité a fait le choix d’entrer en rébellion contre Dieu. Ce faisant, la communion avec Dieu, qui est source de la vie – a été rompue et l’humanité s’est retrouvée soumise à la mort, mais aussi à ses mauvais désirs, et même au diable et aux démons. En cela, l’humanité est devenue esclave de ces maux et incapable de s’en libérer. Combien sont esclaves de la pornographie, de l’égoïsme, de leurs pulsions de haine ou de violence ? Combien sont asservis aux puissances des ténèbres qui font tout pour éloigner les hommes de la connaissance de Dieu et de la vie éternelle ?

Mais par la foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, il est accordé à tous ceux qui se tournent vers Lui d’être libéré des chaînes du péché et de la mort.

Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres.  (Jean 8.36)

 

 

 

 

 

Charles B. Juillet 2020

 

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[1] Deutéronome 21 :10-14 Lorsque tu iras à la guerre contre tes ennemis, si l’Éternel les livre entre tes mains, et que tu leur fasses des prisonniers, peut-être verras-tu parmi les captives une femme belle de figure, et éprouveras tu du désir pour cette femme. Alors tu l’amèneras dans l’intérieur de ta maison. Elle se rasera la tête et se fera les ongles, elle quittera les vêtements qu’elle portait quand elle a été prise, elle demeurera dans ta maison, et elle pleurera son père et sa mère pendant un mois. Seulement après cela, tu iras vers elle, elle sera à toi, et elle sera ta femme. S’il arrive qu’elle ne te plaise plus, tu la renverras selon sa volonté, tu ne l’échangeras pas contre de l’argent, ni la traitera comme une esclave, parce que tu l’auras affligée.

[2] Deutéronome 5.14 : Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi.

[3] Deutéronome 15 : 12 : Si l’un de vos compatriotes hébreux, homme ou femme, doit se vendre à vous comme serviteur, il vous servira pendant six ans. La septième année, vous lui rendrez sa liberté.

[4] Lévitique 25: 35-6 et 39-41 : Si ton frère devient pauvre, et qu’il te demande de l’aide pour se nourrir, tu le soutiendras ; tu feras de même pour celui qui est étranger et qui demeure dans le pays, afin qu’il vive avec toi. Tu ne prendras de lui ni intérêt ni usure […] Si ton frère devient pauvre près de toi, et qu’il se vende à toi, tu ne lui imposeras point le labeur d’un esclave. Il sera chez toi en tant qu’ouvrier salarié, ou comme un étranger qui réside chez toi ; il sera à ton service jusqu’à l’année du jubilé. Il sortira alors de chez toi, lui et ses enfants avec lui, et il retournera dans sa famille, dans la propriété de ses pères.

[5] Job 31.13-15 « Si j’ai méprisé le droit de mon serviteur ou de ma servante quand ils contestaient avec moi, Que ferais-je quand  Dieu se lèvera ? Et s’il m’interroge qu’aurais-je à lui répondre ? Celui qui m’a créé dans le sein de ma mère, ne les a-t-il pas faits eux aussi, et un seul et même Dieu ne nous a-t-il pas formés dans le ventre de nos mères ?… »

[6] Jérémie 34.12-17 « Alors le Seigneur a adressé sa parole à Jérémie en disant : Voici un message du Seigneur, Dieu d’Israël : Moi aussi, j’ai passé un accord. C’était avec vos ancêtres, quand je les ai fait sortir d’Égypte, où ils étaient esclaves. Je leur avais dit : “Au bout de sept ans, chacun de vous libérera son frère hébreu qui s’est vendu à lui. Il sera votre esclave pendant six ans, et ensuite vous le libérerez.” Mais vos ancêtres ne m’ont pas écouté, ils n’ont pas fait attention à mes paroles. Vous, au contraire, vous avez changé de comportement et vous avez fait ce qui est juste à mes yeux. Chacun, en effet, a déclaré que son prochain était libre. Vous avez même passé un accord avec moi dans le temple qui m’est consacré. Mais vous avez changé d’avis et vous m’avez traité avec mépris. Chacun de vous a repris les esclaves, hommes et femmes, qu’il avait libérés. Et vous les obligez à travailler de nouveau comme esclaves. » Jérémie a ajouté : « Eh bien, voici le message du Seigneur : Chacun de vous devait déclarer que son esclave hébreu, qui est son frère, son prochain, était libre. Mais vous ne m’avez pas obéi. C’est pourquoi moi, le Seigneur, je déclare ceci : je vais libérer contre vous la guerre, la peste et la famine… »

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