Jésus était-il un criminel pour mourir sur une croix ?

Jésus tel qu’il était décrit dans les Evangiles semble avoir été un homme sage, pacifique, honnête et bon. Il a enseigné qu’il fallait aimer son prochain, il a appris à ses disciples à pardonner et à prendre soin des plus faibles. Jésus avait compassion de tous : que ce soit des collecteurs d’impôts, des officiers romains ou des prostituées.

Jésus ne méritait pas cette mort

En fait, les Evangiles sont vraiment des témoignages fiables issus du cercle des disciples qui ont réellement côtoyés Jésus. 
Tous les éléments fournis dans les Evangiles donnent un portrait cohérent et véritable de qui était Jésus de Nazareth.

Jésus a vécu sa vie terrestre dans une totale proximité avec Dieu et quand il parlait de Lui, il disait que Dieu était un comme un Père, prêt à pardonner quiconque revient à Lui sincèrement. Jésus enseignait que Dieu était plein d’amour, un Dieu juste qui regarde aux cœurs et non pas aux apparences.

En fait, de tous les humains ayant marché sur terre, Jésus fut certainement celui qui a mené la vie la plus juste et la plus exemplaire qui soit.

Pourtant, il fut condamné à l’une des pires morts imaginables: celle de la longue agonie et du supplice sur la croix. Le condamné était cloué par les poignets et les talons à une croix. Il mourrait d’une mort lente, par asphyxie, insolation et déshydratation.

Dans l’Empire Romain, la mort par crucifixion était un sort réservé aux pires criminels de la société. Ce fut le cas par exemple d’esclaves s’étant révolté avec violence contre leur maître[1].

Alors comment se fait–il que Jésus ait trouvé une mort si atroce ?

 

C’est quoi un Messie ?

Une part de la réponse vient du fait que Jésus a enseigné à tous qu’il était le Messie.

Tout au long des Ecritures juives, il est ainsi question de Celui qui doit venir : les Juifs l’appellent le Machiach : c’est-à-dire le Messie ou le Christ – traduction en grec. Le Messie était une figure religieuse et politique centrale de la religion juive de l’époque. A l’origine cela renvoie à l’acte de verser de l’huile sur la tête d’une personne. Dans la Bible, trois types de gens reçoivent l’huile ainsi : le roi (qui règne par autorité divine), le prophète (qui représente Dieu auprès des hommes) et le grand-prêtre (qui représente les hommes auprès de Dieu).

Le Messie qui doit venir sera donc Celui qui accomplira pleinement ces trois rôles à un niveau universel.

Et selon les prophéties contenues dans la Torah, le livre révélé des Hébreux, le Messie serait un roi-prophète universel qui viendrait apporter le Royaume de Dieu et révéler le Dieu unique Yahvé à toutes les nations païennes.

 

L’humanité agit en vulgaire brigand

En effet, les prophéties concernant le Messie trouvent leur place dès le début de de la Bible. Notamment dans le livre de la Genèse où y est raconté comment les humains ont écouté Satan et ont cédé au désir de devenir leurs propres dieux. Ils se sont alors révoltés ouvertement contre Dieu, leur Maître et Créateur.

Désormais coupés de Dieu, les hommes se mettront à propager le péché et l’injustice dans toute la création. Coupé de la source de la vie, les humains sont soumis à la mort, aux maladies, aux désordres cosmiques et à l’influence des entités démoniaques.

Mais tout n’est pas perdu, car Dieu a maudit Satan et prophétisé sa défaite : un jour une femme aura un fils, et Celui-là viendra écraser Satan et délivrer l’humanité de l’emprise du Mal. Toutefois cette victoire aura un coût, le Fils de la femme sera mortellement blessé :

Genèse 3 v. 15 « [alors Dieu annonça a Satan] Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : Celui-ci t’écrasera la tête, mais tu lui blesseras le talon. »

Le Messie vient subir le châtiment de son peuple

Tout au long des Ecritures Saintes, on en apprend plus sur ce Messie :

En fait, on y apprend que sa mission sera de prendre sur Lui la condamnation des péchés afin de permettre à tous ceux qui se repentiront de leurs fautes en croyant en Dieu et au Messie, de trouver le pardon total.

« Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées,
C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ;
Et nous l’avons considéré comme puni,
Frappé de Dieu, et humilié.
Mais il était blessé pour nos péchés,
Brisé pour nos iniquités ;
Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui,
Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis,
Chacun suivait sa propre voie ;
Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. »

(Esaïe 53: 4-6)

Jésus, crucifié pour nous sauver

Quand Jésus fut crucifié, il fut certes condamné par des autorités politiques et religieuses qui refusaient le fait qu’Il était le Messie : ce qu’il était pourtant vraiment. Mais en venant volontairement mourir sur une croix, Jésus est venu accomplir les promesses que Dieu avait faites : Il vient payer le prix de nos fautes et de nos révoltes envers Dieu afin de nous gagner le pardon.

Jésus est venu mourir comme un brigand, pour les brigands que nous sommes.

Quelque soit le poids de tes fautes et de tes péchés, si tu confies ta vie à Jésus, tu seras réconcilié avec Dieu et tu vivras éternellement.  L’un des deux brigands crucifiés aux côtés de Jésus reconnut Jésus comme son Seigneur et Sauveur:

il dit à Jésus: « Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne.

Jésus lui répondit: En vérité, je te le dis aujourd’hui , tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23:42-43)

 

Charles Berger, mars 2018

 

 

[1] Ainsi par exemple, la grande révolte dite de Spartacus, dans laquelle on vit les esclaves de la péninsule italienne se révolter, massacrer leurs anciens maîtres et piller leurs biens, se solda par la crucifixion de 6000 d’entre eux.

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